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Reviews
HD855 12b (2012)

Seaholder HD855 12b

Seaholder HD855 12b

 

METAL UNIVERSE
Cela fait un certain temps que Metal Universe chronique de jeunes formations en devenir, des groupes remplis d’ambition et dotés de fort potentiel. Et avec le temps et le recul, il arrive que certaines écoutes se ressemblent plus ou moins, mais le groupe dont nous allons parler aujourd’hui n’a pourtant rien de commun : il s’agit de Seaholder.
Bien que je les ai découverts il y a quelques mois, Seaholder naquit en 2006 dans la banlieue sud parisienne. Véritable O.V.N.I musical, il m’est encore, à l’heure actuelle, difficile de définir le style du groupe. Mais le trio se revendique comme du « post/metal apocalyptique, renvoyant à l’image d’un monde qui s’effrite de plus en plus vite». En 2007, le trio sort sa toute première démo. Ce premier jet leur offrira l’opportunité de sillonner les scènes pour répandre leur pessimisme musical. Leur premier album voit le jour en 2012 sous le nom de HD855 12b.
Après une courte intro, « Skinball’s » commence avec quelques notes de guitare clean, rejointes très rapidement par des hurlements. Le calme revient grâce à un petit interlude mélodique ainsi que quelques douces lignes de guitares. Vient ensuite « Scarecrow ». Lui aussi doté d’une calme introduction, il s’agit très certainement de mon titre préféré de l’album. En plus de son rythme crescendo qui domine entièrement le morceau, on ressent clairement la haine, comme si cet épouvantail était un cri de révolte contre le monde dans lequel nous vivons.
Au fur et à mesure de l’écoute de l’album, on se rend rapidement compte que la quasi-totalité des morceaux possède le même schéma type : une intro clean avec de la gratte, une montée en puissance suivie d’un passage bourrin et une fin assez douce. Vous l’aurez sans doute remarqué, ici, l’accent est clairement mis sur le côté atmosphérique que sur la recherche musical et la technique. L’album renferme cependant quelques passages techniques, notamment sur le morceau « Fiction », offrant un rythme à contretemps et une voix à la Nergal (Behemoth).
Néanmoins, c’est bel et bien cette ambiance « planante » qui fait le charme du groupe, notamment grâce aux samples présentes à la fin de « Dreamer’s creek ». Toutefois, je le déconseille catégoriquement aux personnes suicidaires ou mentalement fragiles, car les ambiances doom, c’est cool, mais il ne faut pas en abuser non plus hein !
Mais l’objectif du groupe est de faire migrer l’auditeur dans une autre planète. Justement, en parlant de planète, le titre de l’album fait référence à l’exo planète orbitant autour de l’étoile HD855 12, située à 36 années lumières de la Terre (merci Wikipédia !). Bon, je ne vous cache pas que je n’ai pas l’habitude d’écouter ce genre de musique, ce qui ne m’a pas empêché d’apprécier cet album qui m’a fait planer jusque qu’à une galaxie lointaine, très lointaine… (je l’ai pas déjà faite, celle-là ?) Plus sérieusement, il est important de souligner l’originalité de cet album, car honnêtement, je ne crois pas avoir entendu quelque chose de similaire auparavant. Concernant l’avenir de Seaholder, j’ai ouïe dire qu’un second album était en préparation : nous verrons bien s’il sera aussi planant que son prédécesseur.
8/10
N’oubliez pas de rejoindre et de soutenir le groupe sur les réseaux-sociaux !
Pour voir le clip de « Dreamer’s Creek », c’est ici.
Publié le 9 Mars 2014 par Nicolas Pons

 

 

French Metal

Voici un groupe dont je n’avais, malgré leurs nombreux concerts, jamais entendu parler. Une partie de l’explication réside à mon avis dans le fait de l’ancienneté de leur dernier (et aussi premier) enregistrement. Me voici donc face au paysage désertique d’un artwork en noir et blanc où les seules installations électriques laissent penser qu’il y eu jadis en ce lieu, de la vie humaine. Le genre de pochette qui avertit qu’il va falloir tendre l’oreille et… écouter !
Le morceau d’introduction est d’ailleurs en parfaite adéquation avec elle ce qui nous prépare et emmène jusqu’aux premières véritables sonorités de Seaholder avec « Skinball’s ».
L’ambiance se pose, presque sereinement, avant de laisser apparaître la pesanteur d’un monde en friches. Ce sentiment de désolation ne nous lâche pas, ou presque, jusqu’à la fin de l’album. Ainsi c’est dans un univers post-métal que Seaholder, nous transporte au dessus du chaos tel que nous pouvons l’imaginer. Il y a également un côté très progressif dans cette musique, que l’on retrouve sur des morceaux comme « Scarecrow » ou « Fiction ». Et si malgré la longueur de certains titres on ne s’ennuie jamais c’est parce que les compositions fonctionnent comme un bon thriller, avec une introduction, un élément perturbateur, un déroulement et une fin avec ici et là, quelques rebondissements. Le chant est quant à lui très sombre, très apocalyptique et donne l’impression de venir de très loin mais ne se refuse pas non plus quelques murmures comme dans « The Box » qui ne font que renforcer ce que l’on ressent déjà. Notons tout de même qu’il est en retrait par rapport au reste des instruments mais est utilisé à bon escient. Ainsi il est même complètement absent de « Mr Crayfish » par exemple. On trouve tout de même, dans la musique de Seaholder, non pas de l’espoir, mais un ton parfois moins grave à l’image de « Red ». On traverse également, au milieu de tout ça, « Orange », une minute trente deux de quelques cordes brisant un silence presque religieux.
Concernant l’enregistrement lui-même il répond bien au style du trio mais il est préférable d’écouter un peu fort pour que le son remplisse agréablement les oreilles. Nous voilà embarqués pour le dernier voyage, le plus long, « Dreamer’s Creek ». Un regain d’intensité pour clôturer un album qu’il est déjà énormément. C’est très bien exécuté et il serait dommage de ne pas essayer de vous mettre vous aussi en orbite sur « HD855 12b » !
Kévin
Juin 2012

 

 

The Sludgelord
Seaholder is an Atmospheric Sludge Metal Band from Paris, France

Seaholder are a superb Atmospheric Sludge Metal Band blending Post-Metal, Post Rock and Ambient sounds to portray a deeply haunting picture. Taking influences from ISIS, Neurosis, Pelican and Cult of Luna these guys are heavy from the word go.

They are about to release their outstanding new album – “HD855 12B”. A 9 song 45 minute blast of hard-hitting Sludge/Post-Metal riffs. This is the guy’s first release since their 2006 demo release. If this is the result of 6 years work then it has most definitely been worth the wait.

The guys have excelled themselves on this brilliant album. It’s full of top-notch Sludge/Post-Metal riffs that will have you hooked from the word go. It’s full of standout tracks that blend Sludge, Post-Metal, Post-Rock, Post-Hardcore and Ambient Noises with relevant ease.

Tracks like « Scarecrow”, “The Box” show what this band is all about. Playing sublime Sludge/Post-Metal riffs with heart and plenty of soul.

These guys make music to make you think and care about at the same time. A very hard thing to pull off in today’s scene. The songs are all brilliantly put together as the guys know when to pull back from playing the loud aspect of Post-Metal and bring in the more quiet aspect of the genre’s style of play. But you don’t have to wait for long before the heavy crunching guitar riffs kick in once again.

If you’re a fan of the bands mentioned above its time to add another great band to that list. Seaholder are the real deal. They are another Sludge Metal band thatFrance should be proud of.

My fave track on this great album is the 8:38 minute epic “Dreamer’s Creek” as it shows best what this band does brilliantly well. Blending all of many genres that launch an epic assault onto the senses. A great track to finish off in what is an outstanding album.

The album is expertly produced. The arrangement is spot-on. Every song flows together perfectly. I wouldn’t have the order changed in anyway at all.

Seaholder are amazing musicians and they prove this time and time again on this great release. I can’t recommend this album highly enough. When it’s released I recommend you all to get yourself a copy. You won’t be sorry.

This is another brilliant release for 2012. I am starting to lose count the number of great releases highlighted on this blog. My end of year list is going to be very big this year to include everyone.

All in all an album that the band should rightly be proud of. Awesome Stuff.

Highly Recommended.

Sludgelord

 

 

BrokenBalls

Depuis 2006, Seaholder écume les scènes en déversant un metal expérimental sombre et relativement pessimiste à l’égard du monde humain. Dans ce climat négatif et noir comme la pochette de son premier album, le trio sort donc « HD855 12b » soit 5 ans après sa démo éponyme. En 8 titres, le groupe valse entre différents styles en tentant maintes expérimentations. Son metal reste sur des tempi lents mais voyage entre de l’atmosphérique et du post hardcore. Enregistré live, les trois parisiens démarrent la galette en demi teinte avec des accélérations ou des ralentissements mal négociés rendant bancals certains passages et donnant une sensation de longueur par moment (les morceaux étant relativement longs) à l’instar de Skinball’s ou Scracrow. Il faudra attendre les prémices de Red pour commencer à dénoter des riffs intéressants, relançant un certain entrain dans un « HD855 12b » un peu terne. L’utilisation habile d’effets à la guitare donne alors une touche originale qui aurait pu être à double tranchant (les sonorités pouvant rappeler celles de Korn sur « Follow The Leader » et donc un peu neo metal). À partir de ça, la musique de Seaholder prend tout son sens, faisant aussi bien des escapades sur le terrain d’un Tool (Fiction), qu’un Mogwai (Mc Crayfish) ou autre Neurosis (Dreamer’s Creek). Comme si un déclic s’était produit, les Parisiens passent la vitesse supérieure et proposent des compositions bien au deçà que celles du début. Cet album huit titres condense donc un potentiel indéniable qui sera à travailler avec le temps, en espérant que la formation tende désormais vers des compositions comme les cinq, six derniers morceaux de « HD855 12b ». Belles prévisions pour la suite.
Etienne

Seaholder « HD855 12b » (Metal Atmosphérique, Expérimental)

 

 

Core and Co

Incroyable ! Incroyable combien le premier album de ce trio parisien est surprenant !

Un visuel qui ne paye pas de mine, rappelant un peu ceux des premiers EP d’Envy, un nom d’album pas évident à intégrer, un derrière de CD avec peu d’info et surtout pas de nom de label… En fait, la vérité était bien ailleurs !

Première chose qui frappe, au visage, c’est la production de la bête. Le son est costaud. Après la mini-intro obscure, avec voix déformée et gong au loin, enchaîné par une partie guitare au son clair comme les clercs, c’est une véritable enclume qui nous tombe sur le coin de la tête (je sais, j’ai cassé l’effet de surprise). Waou c’est du lourd ! Ensuite, si une fois passée cette surprise du sérieux proposé par Seaholder on pourra faire semblant de connaître par cœur la formule du post-rock/post-core, on ne pourra réfuter la qualité des compos ici proposées. L’album est tellement bien tenu et conçu qu’il s’enchaîne d’une traite et c’est à ça que l’on voit que Seaholder a quelque chose à proposer, à savoir un univers, plus précisément une histoire puisque nous sommes davantage dans un format narratif, plutôt que juste un assemblage de chansons aux formats déjà balisés. Alors forcément pour les situer on parlera de Neurosis et Isis, tout en sachant qu’il y a maintenant des pelletées de groupes dans la lignée (un passage de la chanson « Red » me rappelant les excellents français de Caldera bien qu’étant eux sur une approche plus « à la » Capricorns) et que ça risque d’en rebuter plus d’un. C’est sûr que sur le créneau, on pourrait se contenter de l’intégralité des Neurosis et ne rien avoir besoin d’autre, mais pour ceux qui en veulent davantage, qui aiment à trouver refuge dans les disques d’Impure Wilhelmina, Overmars, Year Of No Light, Revok, Pelican, Envy ouAmen Ra, ils se retrouveront dans ce HD855 12b qui ne fait pas pâle figure à leurs côtés.

8.5/10
le 20/07/2012

Noisyness.net

Deux ans de retard sur la concurrence pour une chronique de HD855 12b, le premier album des parisiens de Seaholder alias Guillaume (chant, guitare, samples), Nicolas (basse) et Olivier (batterie). Et alors? Ce n’est pas comme si le trio suivait une mode américaine périssable en quelques mois, hein. Atmosphère lourde, dissonances, absence de gaieté, planète détruite par la pire espèce animale de tous les temps qu’est l’Homme, les caractéristiques intègrent plutôt Seaholder dans la grande sphère du post-metal.

En toute franchise, il est difficile aujourd’hui pour un groupe de la trempe de Seaholder de faire mieux que les papas Neurosis, Isis et Cult Of Luna, ni même de les faire oublier en bouleversant des codes trop bien en place. Mais vu comme ça, un bon nombre de formations passeraient à la trappe malgré un savoir-faire certain, ce qui serait fort dommage, parce qu’en se plongeant (par exemple) dans HD855 12b, on s’aperçoit du potentiel à revendre de nos trois amis. Rien de nouveau ni vraiment d’exceptionnel à se mettre sous la dent en revanche, l’immersion opère dès « Skinball’s » car le trio ne fait jamais dans la surenchère d’effets sonores et se contente d’être sincère, avec en plus quelques passages trépidants comme le riff de « Scarecrow », la deuxième partie de « Red », la voix puissante de Guillaume sur « Fiction » ou la plus mélodique « Mr Crayfish » dans l’esprit de Maybeshewill ou Red Sparowes, rien que ça.

Contrairement à d’autres qui se contentent de faire du postmachin parce qu’ils n’ont pas de repères ou juste parce que ça fait intello, Seaholder crache un propos sincère et plein d’humanité. La Terre va mal et personne ne bouge son derche, il n’y a pas de business à tirer de la thématique de HD855 12b, juste de quoi discuter autour d’une table et même organiser des conférences plus percutantes que celles de la WWF. En attente de la prochaine offrande sur le qui-vive.

Laurent.

genre: post-metal apocalyptique ©2012

 

 

Nawak Posse
Etant passé à côté de la première démo de SEAHOLDER, je ne sais évidemment pas à quoi m’attendre, mais le titre de cet album  » HD855 12b  » et sa pochette me laissent présager un univers noisy .
Avant d’en être persuadé, on monte progressivement par l’intro et  » Skinball’s  » vers un métal devenant de plus en plus ambiant, puis qui au fil du temps et des morceaux qui s’enchaînent, vers un son toujours plus trituré et ce toujours dans un univers métal, mais on pourrait même dire dans plusieurs mondes de ce genre. En effet, la formation n’hésite pas à repousser ses propres limites, ce qui est déjà un bel effort, tant on peut se laisser aller à la facilité.
Tout en restant dans une nappe post métal assumée, le groupe expérimente quelque chose de différent à peu près sur chaque titre et quoi qu’il en soit, n’importe quelle touche, noisy par exemple, ne ressemble en rien à celle que l’on pourra trouver sur une autre de leurs pistes. Comme je m’en doutais donc de prime abord, le noisy n’est jamais bien loin dans ce LP, mais des riffs accrocheurs propres au rock et au métal seront également de la partie et ça c’est beaucoup plus surprenant et par ailleurs bienvenu. Moins étonnante est la présence de phases atmosphériques, mais l’on ne va pas s’en plaindre, cela donnant toujours un certain volume aux passages plus lourds et torturés.
En somme, une musique mélangeant les influences, difficile à déchiffrer et à vrai dire l’important restant toujours d’écouter, ce n’est pas plus mal pour eux qu’il en soit ainsi, leur album le méritant.
D’ailleurs pour en apprendre plus sur son nom, faîtes comme moi et devenez pote avec Lycos : http://weestro.hubpages.com/hub/Mo-Planets-Mo-Problems.

(Chronique réalisée par Blytch)

Date de sortie: 26 Mars 2012
Label/Distributeur: Autoproduction

 

 

Les Eternels.net

« Ca ne va pas, ça débloque là-haut » Ainsi commence la dernière chanson de HD855 12b, mystérieux titre du premier album de Seaholder. Dire que cette affirmation résume bien la musique jouée par ce groupe originaire de la banlieue parisienne, serait aller un peu vite en besogne. Les titres proposés sur l’album tiennent bien la route et ne semblent pas l’œuvre de déments. Mais tout de même, l’atmosphère créée par leur post-métal trahit une certaine attirance pour l’instabilité et les concepts difficiles à saisir. Tantôt dissonnant, tantôt mélodique, tantôt glauque, le monde musical de Seaholder, assez peu axé sur la baston sonore, est une intéressante palette d’ambiances pesantes, allant du gris clair au gris foncé. Le groupe n’est clairement pas encore arrivé à maturité, mais il sait déjà retenir l’attention de l’auditeur…

Il saute à l’oreille de l’auditeur que ces artistes ont une facilité certaine pour décliner avec pas mal de bonheur l’ensemble de la famille post. La dominante de l’album est post-rock, avec ce refus total des structures classiques du métal refrain/couplet etc et ses guitares mi harmonieuses mi-noisy utlisées pour créer une image de calme après la tempête. L’ensemble de l’album est plaisant à l’oreille, et c’est un bon point. « The Box » est une belle ode à l’apocalypse, quasi-instrumentale (comme l’ensemble des chansons) et inclut quelques jolies trouvailles sonores. Seaholder sait néanmoins durcir le temps et donne dans le métal ou plus précisément dans le post-metal, voire dans le post-core, le temps de quelques gros riffs et quelques bonnes gueulantes à la Neurosis (« Fiction »). Il faut quelques écoutes pour rentrer dans cet univers particulier, mais une fois la chose faite, on a la sensation de se noyer lentement et en douceur dans un univers polymorphe, gris mais agréable à la fois.
Tout n’est cependant pas parfait dans HD855 12b, chose somme toute assez logique pour un premier album. Si l’on omet quelques petites maladresses (la fin un peu en eau de boudin de « Skinball’s » et la tendance à répéter parfois de manière un peu trop insistante le même accord), le principal défaut de l’album réside dans la longueur des morceaux. Le post-rock tel que le conçoit Seaholder appellerait des morceaux longs où les ambiances ont le temps de se développer. Le groupe serait d’ailleurs certainement capable de composer des titres intéressants et longs en même temps. Néanmoins, si l’on excepte le dernier morceau (« Dreamer’s Creek »), aucun titre ne dépasse les six minutes. En six minutes, un groupe de grindcore a le temps de mettre vingt chansons, mais le bel univers décrit par nos Parisiens a du mal à se laisser enfermer dans des morceaux relativement courts. Au final, on reste assez souvent sur notre faim, comme si les musiciens ne nous avaient joué qu’une partie des chansons. Il est certain que bon nombre d’albums ont eu des défauts autrement plus graves que celui-ci, mais tout de même, c’est un peu gênant.

En conclusion, on pourrait dire que Seaholder n’a donné ici qu’un court extrait d’une œuvre sous-jacente qu’il conviendrait d’exprimer sur un album autrement plus long. Pour le reste, il n’y a pas grand-chose à redire, tant la facilité qu’a le groupe à composer des mélodies de fin du monde saute aux yeux. Les artistes alternent avec bonheur, sur un tempo presque toujours lent, les mélodies cristallines, les agressions plus noisy et quelques moments plus rentre-dedans. Seaholder n’est vraiment pas loin d’acquérir une identité propre et HD855 12b, s’il est encore très perfectible, est tout de même globalement réussi. Il serait quand même souhaitable qu’une maison de disques se penche sur le berceau de ce nouveau-né, les gars le méritent.

Winter

14/20
Cette chronique a été mise en ligne le 19 avril 2012

 

 

Yargla Webzine
Après une première démo sortie en 2006 que j’ai eu la joie de chroniquer pour Yargla, voici revenir les parisiens de Seaholder avec ce premier album autoproduit. Une belle petite pièce comportant 9 titres pour environ 45 minutes d’écoute.
Dès les premières notes j’ai pu constater que le groupe a mis l’effort sur la production et le son depuis son premier 6 titres. Concernant le style, les parisiens restent fidèles à eux mêmes. Leur musique vous attrape et vous accroche de son côté progressif et massif agrémenté de parties atmosphériques enrichissant le style d’un côté ambient.
J’ai pu remarquer par ailleurs que l’on retrouve deux titres de leur précédente galette : « The Box » et « Fiction » (qui ne m’avait déjà pas laissé indifférent à l’époque).
« Fiction » et ce côté pachydermiquement groovy à la limite d’un stoner/sludge qui tiendrait à combattre les sumotoris.
Les choses avaient déjà été annoncées par l’ intro et « Skinballs » et ce côté terriblement lancinant qui forcent l’auditeur à voguer au rythme de ses mélodies. Une touche Post Metal que ne renieraient pas les adorateurs de Cult Of Luna mais encore ceux d’Isis et consorts. Une montée en puissance parvenant tout doucement comme par magie sans même que l’on s’en rende compte tant le groupe arrive à nous tenir attentifs de la première note au dernier murmure.
Seaholder m ‘avait déjà apporté grand joie en 2006, et c’est partie remise à l’écoute de ce «HD855 12B ». Toujours ce côté digne d’apparaître en générique d’un film bien sombre. Un côté noisy et torturé se dégage des morceaux. Je pense au très bon « Scarcrow » qui transmet ce tourment hargneux au même titre que « The Box » . Une rythmique à en décoiffer un mammouth, des riffs hypnotiques et avant tout une putain d’émotion qui se dégage de l’ensemble.
Un côté assez sludge se dégage de certains titres comme le très bon « Dreamer’s Creek » évoluant dans un style très planant. On fait toujours dans le massif avec ce petit touché « n roll » dans les riffs. Ce titre me fait penser aux ricains d’ Unsane qui auraient ajouter une touche sludgy à leur style. Des arrangements assez malsains à la fin du titre viennent appuyer le côté lugubre du titre comme pour vous achever à l’écoute de cet album.
De l’efficacité vous en trouverez à revendre dans des titres comme« Red » ou encore « Mr Crayfish » . Un côté Desert Sessions dans le premier titre tout du moins dans l’esprit avec ce côté quasi session jam que dégage ce morceau. De très bons breaks et de la dissonance s’y font apprécier et ont cette tendance à nous maintenir englué sur place et incapable d’en avoir l’attention détournée. Non, on vogue, on flotte et se laisse emporter. Et ces termes sont d’autant plus adéquats pour un titre comme « Mr Crayfish » et cette touche psychédélique où se refléterait parfaitement des paysages désolés.
Un premier album qui fait bonne suite à la première démo. Seaholder a su faire évoluer son style en creusant encore plus le côté varié et en conservant la touche SHD. Un album à l’instru dominante de très bonne facture. Laissez vous donc tenter par ce trip massif et écorché que vous propose « HD855 12B ». A supporter tant sur scène qu’en acquérant cet album.

 

 

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Reviews
Seaholder (démo 2006)

front SEAHOLDER (First démo 2006) 500

FRENCH METAL

Seaholder prend le risque avec cette première demo de s’accrocher à essayer du moins d’égaler la crème du postcore / progressif qui a et qui est très respecté.
On pourrait citer de très bons groupes comme Cult Of Luna, Tool, Opeth, Isis, Neurosis mais est-ce que le groupe parviendra t-il a s’échapper du « déjà vu »
et de la répétition qui survient souvent dans un premier jet ? Les titres oscilles entre la mélancolie, la déchirure de la rage et bien sûr
ces touches progressives sont remarquables comme sur « Fiction » et « The Box » avec 7 minutes prenantes et le travail de composition mérite une intention particulière.
Dans un tout autre domaine, l’intro et l’outro se détachent complètement de l’atmosphère de Seaholder avec vraiment ce sentiment malsain, maladif couplé à de l’électro.
Seaholder c’est du postcore abrasif et rugueux avec cependant une petite touche de fraîcheur sans tout de même apporter une grand révolution, qui est quasiment impossible à trouver parmi tout les groupes du genre.
La production est malgré une application certaine d’assez médiocre qualité mais soyons indulgents, il s’agit du premier effort et d’une demo, il suffit de surveiller le groupe et d’attendre un EP ou un album plus abouti au niveau de cette production mais aussi au niveau de la composition à certains niveaux pour vraiment se détacher et obtenir un grain d’originalité.

Fab’S
Mai 2008
Note : 14,5/20

 

 

POGOSLAM

On peut s’en rendre compte depuis quelques années avec l’avènement des Neurosis/Isis/Cult Of Luna, le postcore est un genre en vogue et fait germer par-ci par-là des clones sans âme, ou bien de vraies révélations. En France, on a Overmars, Danishmendt, Time To Burn… (et j’en passe), des groupes ayant pris le wagon et qui se sont finalement forgé une réelle identité. Pour sa première démo, Seaholder prend donc le risque de s’attaquer à ce créneau encombré et finalement ne rate pas le coche!

En effet, Seaholder parvient à captiver l’auditeur grâce à des morceaux à la fois variés et maîtrisés. Entre rage et mélancolie, un titre comme « Morley » fait clairement mouche, la juxtaposition chant death/chant clair (un duel de voix peu courant dans le genre) apportant une certaine puissance bienvenue.
L’atmosphère générale se dégageant de cette démo est glaciale, magnifiquement mise en valeur par l’intro et l’outro electro/schizo/malsaine (signées Noisiris, projet electro du guitariste/chanteur) contribuant à former un tout avec les chansons.

Navigant dans des contrées musicales aux structures instrumentales rappelant autant Isis, Opeth, Tool que Pelican et Neurosis, Seaholder, sans foncièrement innover, fournit un impressionant travail de composition, notamment sur les excellents « Fiction » et « The Box », deux monolithes de sept minutes construits tout en nuances, tantôt noisies, tantôt plus éthérées.

On regrettera cependant la production dont le manque de relief (démo oblige) laissera quelques regrets pendant l’écoute, de même on s’interrogera par rapport à la première plage: 27 minutes complètement silencieuses qui semblent plutôt être un défaut de gravage du disque j’imagine (à moins que ce soit conceptuel). Mais n’étant qu’une première démo, on pardonnera bien sûr à Seaholder sur ce point, le groupe laissant entrevoir là un beau potentiel au niveau des atmosphères déployées. Prometteur!

Chroniqueur : Beunz
Note :7/10
11-01-2008
W-FENEC

La mouvance postcore a donné naissance à quantité de groupes aux qualités variables : pour un Cult of Luna, combien d’ersatz poussifs recyclant jusqu’à plus soif les mêmes théorèmes pour en produire des démonstrations de plus en plus lassantes ? Bien difficile est dès lors la tâche de faire le tri. D’autant qu’il y a de très mauvaises surprises chez des groupes signés chez des majors, comme de jolies surprises venant de la part d’illustres inconnus. Seaholder est sans aucun doute à « classer » dans la deuxième catégorie. Car le choc est immédiat : une intro schyzophrénique mettant l’auditeur face à ses psychoses et le groupe envoie « Morley » directement dans nos conduits auditifs. Lesquels, englués dans des sables mouvants post-métalliques eux-mêmes nappés de quelques samples nébuleux, sont soumis à un véritable traitement de choc. Le quartet francilien ne se prive pas de nous secouer, de briser nos certitudes à coup de vocaux caverneux « Neurosiens » ou « Opethiens » glaçants et impacables.
Porté par des instrumentations raffinées, plus subtiles que massives comme on peut le voir chez des groupes comme Isis, Rosetta ou Transmission 0, le groupe prend le temps de développer des atmosphères, de faire naître quelques ambiances suaves avant des crescendo puissants propices à l’embrasement des corps instrumentaux (« Fiction »). Breaks salvateurs, guitares éreintantes et saturées, chant complètement habité, tantôt hurlé, tantôt psalmodié, mélodies majestueuses, Seaholder semble savoir presque tout faire et le démontre tout au long d’une première « démo » qui porte forcément bien son nom. Stratosphérique, la musique des parisiens l’est un instant, avant de s’enfoncer profondément dans les entrailles de Gaia quelques secondes plus tard. Véritable climax de ce mini-album, « Fiction », est une pièces d’orfévrerie à la mécanique horlogère parfaitement maîtrisée. L’alternance plans calmes/déferlements métallique est plutôt finement agencée et force est de constater que dans ses enchevêtrement postcore, l’architecture musicale de Seaholder ne souffre d’aucun défaut de construction. On passe ici de CoL à Mogwai en s’attardant sur la technicité pure d’un Tool ou d’unOceansize Dans une ouverture plus noisy « Entrance » se fait l’écho d’un post-metal rugueux et abrasif qui évoquera autant Pelican que Kruger voire Hollow Corp., on reste impressionné par la démonstration. Et si le groupe n’a pas encore la puissance de feu d’un bulldozer métallique que lui offrirait une production de haut niveau, le quartet fait déjà l’étalage de qualités techniques indéniables (un « The box » très impressionnant) en même temps que d’une matûrité certaines pour produire une musique cohérente à la personnalité déjà très affirmée. A suivre absolument.
Aurelio
Décembre 2007

 

 

U-ZINE

Qu’il est agréable de voir que sur notre cher hexagone, de jeunes formations « métal » arrivent encore à nous surprendre et à nous épater.

Qu’il est appréciable de constater, que ces mêmes groupes arrivent à se construire leur propre univers tout en s’écartant des allées de notre chère industrie musicale.
Seaholder est l’exemple parfait de ces dires, où un sens inné de l’expérimental et la volonté du « touche à tout » ont sorti le quatuor de l’anonymat le plus complet.
Après avoir écumé régionalement de nombreuses salles, l’étape du studio demeurait primordiale, afin de coucher sur bande le résultat d’une année de travail.

Ce premier Ep livré par la formation se compose de 6 titres, relativement bien enregistré en autoproduction, et qui d’emblée par sa première écoute pose les bases d’un métal atmosphérique assez entreprenant.
Des atmosphères que nous retrouvons dès l’introduction du disque, où l’accueil qui nous est réservé s’opère sous couvert de cri stridents, et de sons de cloches retentissants. Une entrée en matière aux sonorités chirurgicales, ne reflétant pas encore la qualité des autres morceaux de cet opus.
Ce qui séduit incontestablement chez Seaholder, c’est cette propension à alterner passages calmes et subtilement arrangés avec de véritables structures dures et entêtantes.
À l’image d’un morceau tel que « Morley », le groupe enchaîne les plans musicaux sans pour autant ennuyer et agacer. On passe en effet alternativement d’une rythmique nonchalante, vers un passage Opethien à 0:52, se concluant sur une montée en puissance des plus raffinée.
La voix est travaillée, les harmonies hantent notre tête, et l’intensité va crescendo pour notre plus grand plaisir.
Sur l’ensemble de l’Ep, on regrettera cependant un enchaînement son clair – disto quelquefois poussif qui accrochera notre oreille.
Mais rien de grave, tant les passages les plus dures sont habillement agencés, à la manière d’un Neurosis ou d’un Tool.
Notons d’ailleurs l’influence de ce dernier, sur les morceaux « Fiction » et « The Box ». Deux véritables pépites, qui armées d’introductions tribales, diffusent leur lot d’ambiances et d’harmonies finement construites. Le groupe nous emmène sur des territoires certes connus, mais jongle admirablement entre sensibilité et dureté. Foncièrement aboutis, ces morceaux donnent une réelle identité au quatuor et une vraie fraîcheur de composition. Des superbes titres, contrastant néanmoins avec le morceau « Entrance », en deçà de l’unité soudé que forme cet opus.
Malgré un sublime pont à la hauteur des 3:10, ce morceau tend à piétiner autour d’un chant frisant quelquefois la correctionnelle. Un point noir bousculant légèrement l’homogénéité et la cohérence parfaite qu’aurais pu revêtir cet album.

Remis de l’abondance de son qui émane de cet opus, nous pouvons affirmer que Seaholder réussit à capter notre attention en mariant métal et expérimentations maîtrisés. Le quatuor nous assène de véritables déflagrations sonores en adoptant une dynamique d’ambiance que peu de jeunes groupes peuvent se vanter d’avoir.
Oui, le combo se démarque ! Oui, il ose, et se dévoile sous une facette expérimentale originale.

Une unité musicale forte et une richesse de composition qui laisse entrevoir à coup sûr un bien beau potentiel pour la formation.

Note : 6.5 / 10 par Bjorn

 

 

Nawak Posse

SEAHOLDER – Démo 6 titres:

Originaire de Paris et tout fraîchement formé, SEAHOLDER nous emporte dans le tourment de son univers à travers ce premier 6 titres. Le groupe se tourne à travers une musique définitivement orientée vers un postcore ambiant et intense.

N’y allons pas par quatre chemins, il y a du potentiel et pour une première démo, il n’y a pas grand chose à reprendre. SEAHOLDER nous crée une musique sombre et très lourde toujours à la limite de l’apocalypse. A 90%, le groupe est instrumental, il laisse une large place à l’expression d’un son très atmosphérique et pas mal ambiant ; une basse lente et mélancolique toujours lourde et vibrante, des guitares agressives et aériennes et cette batterie martelante et dignement métalisée.
La formation s’oriente dans une sorte de Postcore à la CULT OF LUNA avec des touches noise, sludge et même black.

Un gros pot pourris bien frappé et joliment mis en ligne me rappelant pas mal les Alsaciens d’HOLLOWCORP. ou encore les franc-comtois de MEMBRANE. Je trouve qu’il y a très peu à redire, mais l’on reste tout de même dans une démo presque qualifiable d’EP tant par sa durée que qa qualité de production.

L’originalité n’est pas vraiment de rigueur bien que le trio explore des horizons différents, on sent que SEAHOLDER est à la recherche de son identité au sein de cette petite brèche tout en utilisant encore une musicalité très proche de PELICAN et cons–ur. La voix intervenant rarement passe d’un registre sombre à un chant plus clair qui ne sont pas sans rappeler un certain RADIUS SYSTEM, sur ce point de vue là, je trouve qu’il y a du positif à creuser.
Packaging sans plus, une intro totalement inutile, je me pose encore la question de sa présence sur ce CD, il en va de même pour l’outro. En tous les cas, je vois bien ce groupe taillé pour le live et je me fais une certaine hâte quant à écouter quelque chose de plus harmonieux et de plus long.
Pour conclure, le groupe nous livre un bien bon EP 4-titres autoproduit dans une lignée sludge/postcore très proprement inspirée et intelligemment mise en musique. Pas grand chose à redire pour ce premier coup, reste à voir la suite qui j’espère nous régalera tout autant.

(Chronique réalisée par N’as)
Date de sortie: Janvier 2007
Label/Distributeur: Autoproduction
Site Web: www.seaholder.com
Myspace: www.myspace.com/seaholder
+ 2CORE

Seaholder s’est formé en début d’année 2006 sur Vitry su Seine avec Guillaume (Guitare + Chant), Nicolas (Basse), Olivier (Batterie), et Alex (Sampler, Technicien son). Le mois de janvier 2007 voit apparaître leur première démo autoproduite, témoingnage d’un an de travail et d’expérimentations.

La démo démarre sur une intro de 1″04 composée par Noisiris qui n’est autre qu’un projet de Guillaume: un son de cloche, des cris, une pluie battante des habillages sonores qui nous immiscent doucement dans le monde paradoxal de Seaholder.

Effectivement, le premier morceau Morley démarre sur des riffs aérés et légers à la manière d’Isis pour plonger ensuite dans un monde sombre et chaotique. Déjà, j’apprécie tel quel le coté artistique et créatif, j’en oublie la technique et je me plonge dans cet univers. Car la musique de Seaholder dégage avant tout une atmosphère. C’est génial; j’adhère direct dès ce premier morceau.

Et ce premier avis se verra confirmé avec Fiction: je me remémore alors les longues heures de contemplation en écoutant la musique de Tool, c’est magnifique. Je chausse le casque pour encore plus m’immerger dans ce son qui me charme au plus au point. Mesures composées, atmosphère lancinante, la magie opère, la mise en place est efficace. Rien à redire, j’écoute, c’est tout.

S’en suit Entrance, un morceau résolument plus rock voir stoner rock. On a l’impression que le groupe à digérer le meilleur des années 90 pour nous le balancer à leur sauce. Ils nous donnent ici leur propre définition du post rock.

The Box; sample de vent, de pluie a verse, une basse mélodieuse au loin d’où surgit un tribal de batterie: je pense encore à Tool entre un Undertown et un Aenima. Ils prennent leur temps, impose leur son, leurs influences pour créer encore leur propre monde; on attend pas la montée, on la vie, ça prend aux tripes, on la vie avec eux et lorsqu’on se croit à l’apogée du morceau, ils en remettent une couche. Chacun est au service de la compo: la batterie et la basse entretiennent la transe, la guitare, quelle soit saturée ou noyée dans des effets, ouvre les portes de leur univers tans dis que le chant death ou clair intervient à l’apogée du morceau. Ces 4 créateurs savent en mettre là où il faut et quand il faut.

Malheureusement, c’est déjà fini : cette démo se termine sur une outro de 3″44 (toujours de Noisiris) que j’aimerai se voir transformer en interlude d’album tellement j’ai envie de replonger dans l’univers si passionnant de Seaholder.

En bref, je conseille à tous les amateurs de Tool, D’Isis ou de Mogwai, de jeter une oreille attentive sur Seaholder: ruez vous tous sur leur myspace en attendant leur nouveau site. Quant à moi, je surveillerai de prés leurs faits et gestes…

Loocheet.
Yargla Webzine

S’il y a bien une chose agréable en temps que chroniqueur, c’est de recevoir une démo/un cd dont il est impossible de « zapper » une chanson avant la fin. Et Seaholder m’a procuré cette joie.

Ce groupe nous vient de la région parisienne et ils sont plutôt actifs au vu de la multitude de concerts qu’ils donnent ces temps-ci. Et cette activité permanente se fait ressentir au travers du travail fourni tout au long de cette démo. Le son est plus que correct et le tout donne un résultat plus qu’appréciable.

Ecouter cette démo, c’est comme voyager dans un monde où s’accouplent haine et mélancolie. Au travers d’une musique que l’on pourrait étiqueter (même si ce n’est pas là mon sport favori) de Post Rock à tendance noisy. Ils parviennent à captiver toute l’attention de l’auditeur et encore plus des friands de groupes à la Neurosis, Isis, Pelican ou encore Minsk pour ne citer qu’eux.

Six morceaux (dont une intro et une outro effectuées par Noisiris, projet parallèle de Guillaume -chant, guitare-) nous sont proposés pour à peu près une demi heure de plaisir auditif. Rythmes hypnotiques, arrangements fort efficaces et vocaux variès s’allient à merveille ici et l’ennui ne trouve pas sa place. A l’écoute de morceaux tels que « Morley », nous pénétrons dans une certaine mélancolie (de par les mélodies) colérique (appuyée par les vocaux death). Les refrains en chant clair ne peuvent que nous réjouir dans la mesure où ils apportent un côté atmosphérique et plus « aérien » à ce sentiment de tristesse. Mais Seaholder ne s’arrête pas là. En continuant dans cette lignée à la Neurosis, ils parviennent à varier les plaisirs, comme, par exemple, dans le morceau « Fiction » (mon préféré du cd) avec cette excellente montée d’ « humeur » où ils n’hésitent pas à inclure une partie assez hardcore suivie d’un moment assez stoner tant rythmiquement qu’au niveau des mélodies, dotées d’un groove terrible.

Une démo que je n’ai donc pu qu’apprécier au point de me repasser le cd une 2ème fois d’affilée pour continuer un peu plus ce voyage d’ « émotions ». On ne souhaite qu’une chose avec de tels groupes, que bien vite ils nous ressortent quelque chose… Seaholder c’est un peu comme à la cantine quand ils servent des frites, on en réclame toujours du rab! Un groupe qu’on ne peut, vous l’aurez compris, qu’encourager, alors n’hésitez pas à le faire par le biais des liens ci-dessous:

www.myspace.com/seaholder
MusicalJam

Post-rock, post-core. Voici les noms un peu fourre-tout d’un genre musical assez « arty », qui a actuellement le vent en poupe, et qui fait la part belle aux montées en puissance et à une certaine esthétique de l’émotion.

Pourtant, d’Isis aux instrumentaux de Pelican, des tauliers de Neurosis à Red Sparowes, en passant par Kruger ou Cult Of Luna, difficile de regrouper sous une même étiquette des groupes aux personnalités finalement assez disparates.

Cette constatation s’applique également à la musique du jeune groupe francilien Seaholder. Celle-ci se pose comme un riche kaléïdoscope, mêlant en un même titre des influences variées.
Après une intro bruitiste de Noisiris (projet parallèle d’un des musiciens), Seaholder nous séduit, sur « Morley », d’un délicat arpège, immanquablement suivi d’une décharge de froide saturation et de voix presque death.
« Fiction », dans un esprit beaucoup plus stoner / Kyuss, vise, lui, la transe hypnotique, alors que « Entrance », à la guitare crasseuse, nous rappelle combien un Electric Wizard peut se montrer malsain et décadent !

Le fil conducteur de cette « démo améliorée », à la production relevée, demeure la recherche du contraste et de l’hypnose, au fil d’alternances calme / tempête, délicatesse / horreur, le tout sur fond de textures guitaristiques aux sons torturés (« The Box » en est le meilleur exemple).

Seaholder a choisi la voie du live pour forger sa personnalité, ce qui me paraît pertinent tant cette musique a besoin d’être murie et sublimée au fil des jams avant d’atteindre sa pleine efficacité. Les morceaux doivent, dans un premier temps, prendre leur indépendance et amener les musiciens là où ils ne l’attendaient pas, avant que ces derniers ne reprennent la main pour arrêter le format idéal de la chanson.

Car, finalement, sortir du lot des formations post-rock me semble fortement tenir aux deux enjeux suivants : arriver à ce que l’émotion et la communion ressentie entre les musiciens lors d’une longue montée en puissance (et pour l’avoir vécu, je peux vous dire que c’est jouissif !) soit partagée par l’auditeur ; atteindre le niveau de sagesse permettant de déterminer quel riff mérite d’être étiré sur de longues minutes, quelle texture est assez captivante pour que la transe ne se finisse pas par se transformer en sommeil ! ;-)

Mok, un de mes coups de c–ur déjà chroniqué en ces pages (cliquer ici), y parvient sans aucun doute, aidé en cela par les textes ciselés et la voix exceptionnelle de son chanteur-batteur ; je souhaite à Seaholder de poursuivre sur cette même voie d’excellence !

par Mitch
05 octobre 2007

 

 

La Part d’Ombre

Premier maxi, éponyme, pour les Parisiens de SEAHOLDER qui formés en début d’année 2006 parviennent tôt à m’attacher à leur cause au travers d’un post rock/core, expérimental par les diverses influences du groupe. Doom, stoner, rock.. D’entrée instable et difficilement abordable quelques écoutes, si attentives, suffiront cependant à maîtriser et comprendre l’ambiance qui ici se matérialise. Car c’est bien sur le côté de structures progressives et ambiancées que SEAHOLDER s’est penché, rappelant les chemins pris par CULT OF LUNA, NEUROSIS, ISIS, ainsi qu’une once de OCEANSIZE par quelques passages en arpèges dissonants ! Toutefois plus doux qu’un CULT OF LUNA (qui semble ici l’influence principale) ces Parisiens nous convient à leur tour vers des ambiances mélangées, à la fois pesantes et tourmentés puis douces et évasives lorsque l’instrumentation se voudra plus intimiste. D’avancées progressives et intemporelles, de guitares autant limpides/rock qu’agressives et lourdes, lourdes comme la rythmique qui habilement se fera caméléon au grés des rythmes (bonne présence de basse), la différence viendra sans douter du chant, qui souvent clair et très aérien rappellera dans l’idée les THE WOUNDED, et étrangement l’old SEPTIC FLESH par son timbre plus sombre et caverneux lorsque les rythmes se feront lourds. Attractif ? Oui, assez pour un départ, mais si les idées sont là et se veulent même assez bien appliquées pour un premier maxi, une prod aussi sombre mais un poil plus limpide ainsi qu’un jeu un peu plus homogène dans la variété des styles auraient été bienvenus. Certes, de menus défauts, mais sur lesquels il sera judicieux de travailler pour qu’à l’avenir SEAHOLDER se fasse encore plus hypnotique. Un bon départ, à suivre donc…

TRACKLISTING

Intro / Morley / Fiction / Entrance / The box / Outro

 

 

Magic Fire Music

Seaholder est un groupe de Vitry sur Seine formé début 2006, cette formation est composée de
Guillaume à la guitare et au chant, de Nicolas à la basse, de Olivier à la batterie et enfin de Alex à la tech’ son. La musique de ces jeunes loups est assez particulières et conjugue plusieurs styles allant du post rock à la noise, mais ce qui caractérise surtout ces français c’est l’ambiance et l’atmosphère particulières qui se dégagent.

La démo démarre sur une intro assez troublante avec beaucoup de bruit en tout genre, qui vous plonge dans l’ambiance.
Le premier morceau « Morley » débute sur un son de guitare léger à la manière de Dredg, puis les gros riffs débarque appuyé par une voix sortie d’outre tombe. Voix que l’on entend assez peu durant tout l’album. L’univers créatif, semble assez complexe et très travaillé. Il y a de quoi faire fortement penser à Isis ou à Tool.
« Fiction » est encore une fois dans un esprit très Toolien, c’est parti pour 7 minutes. Le chant est très posé, doux, sur une rythmique très lente, dans une ambiance opaque et sombre, presque Doom. Les quelques accélérations sont toujours dans un esprit très Maynard.
Ensuite « Entrance », un morceau résolument Stoner Doom, pas de doute, Cathedral est passé par-là. C’est vraiment bien foutu et ce n’est pas un morceau fait à l’arrache histoire de rendre un hommage quelconque.
« The Box » est toujours une composition torturée, heureusement qu’il y a tout un travail de qualité derrière leur musique car sinon, je m’ennuierai vite fait. Mais il y a ce petit truc qui fait que l’on adhère que l’on plonge dans la musique des Français.

Voilà le disque se fini sur une outro de presque 4 minutes qui toujours dans esprit voilé, sombre et électronique nous donne envie de réécouter cette démo encore et encore.

Pour ma part si les premières écoutes ont été concluantes et très plaisantes, il est fort probable que cela me fasse le même effet, dans une moindre mesure bien sur, qu’avec Tool, une grosse baffe de suite et puis après de nombreuses écoutes plus rien. C’est donc sans abus que j’écouterai avec plaisir Seaholder.
Au final, je ne peux que le conseiller à tous les amateurs de Tool, ou d’Isis, de jeter une oreille sur leur myspace en attendant leur nouveau site. N’hésitez pas non plus à aller